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RP - Deirdre

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MessageSujet: RP - Deirdre Mar 22 Mar - 13:49
Retrouvailles, chères retrouvailles. #Nealdre
Neal & Deirdre
« Waffle ! Allons descends ! Je ne suis pas en avance, cesses de bouder. »

La petite chouette fixa sa propriétaire de ses yeux jaunes un instant et fini par décoller de son armoire pour venir se poser en douceur sur le perchoir du secrétaire.

« Merci. »

La jeune femme ne put réprimé un soupir agacé et se dépêcha de donner son courrier à la chouette en lui précisant l'adresse. La grande brune était pressé et elle avait un peu bousculer sa chouette, qui, étant un peu susceptible, avait prit de la hauteur pour montrer son mécontentement. Elle devrait plutôt arrêté de se plaindre, elle avait bien moins à voler depuis que Deirdre s'était installé à Avalon ! Malgré leur complicité, il y avait des instants comme celui-ci durant lesquels elles ne se comprenaient pas... En attendant, la chouette s'envola prestement par la fenêtre et la demoiselle referma derrière elle d'un coup de baguette, enroulant un gilet de laine bleu sur ses épaules et glissant sa baguette dans un recoin de sa jupe crayon noire. Avec son chemisier rouge elle ne faisait peut-être pas trop stricte ? En attendant, elle n'avait pas le temps de tergiverser : elle avait rendez-vous. Et pas des moindres ! Elle avait reçu avec plaisir l'invitation de Neal à la retrouver dans un café de la ville et elle sautait sur l'occasion.

Neal... Elle l'avait rencontré lors de sa première année à Poudlard. Il était plus vieux qu'elle, certes, mais cela ne les avait pas empêcher de se rapprocher. Il était devenu son tuteur avant de devenir un ami. Cela faisait une petite année qu'ils ne s'étaient plus écrit mais elle avait reçu un hibou de sa part alors que lui aussi se posait à proximité d'Avalon. Plus précisément, à l'académie d'Haveirson ! La jeune femme en sourit à cette idée. Lui professeur... Remarque, cela lui allait plutôt bien en y repensant ! En tout cas, dans la matière qui le passionnait ! Pour le reste, c'était une autre histoire... Mais dans tout les cas, le sentiment général de la brunette était le même : elle était contente de le revoir enfin, après tout ce temps.

Elle connaissait le Parker's Coffee, leur lieu de rendez-vous, pour y être passé à plusieurs reprises, surtout pour s'accorder une pause lors de ses diverses visites de la ville. Elle n'avait pas encore des journées très rempli et s'accordait du temps pour bien roder ses connaissances de la ville et des derniers événements avant de se lancer dans la recherche d'un emploi à plein temps... Ou même à mi-temps. La situation actuelle était loin d'être la meilleure et elle se devait d'être prudente dans tout ce qu'elle faisait. Elle avait donc passé beaucoup de temps à arpenter la ville, jusqu'à la connaître sur le bout des doigts et à se remettre à jour quand aux dernières brèves de la Gazette...

Elle remonta la rue d'un pas léger, ses petits talons claquant sur le pavé et elle ne put s'empêcher de sourire en apercevant l'enseigne du Parker's. Elle s'empressa de traverser et poussa la porte d'une main, faisant tinter la clochette de l'entrée. Elle salua les responsables et fouilla la salle de son regard bleu pour chercher celui avec qui elle avait rendez-vous. Elle n'était pas en retard, mais, comme elle s'y attendait, lui était en avance. Plongé dans l'étude d'un carnet, avec un verre devant lui. Son sourire s'élargit et elle commanda un thé à la cerise avant de rejoindre son ami. Elle laissa négligemment son sac tomber sur sa chaise et ouvrit les bras pour accueillir le brun.

« Neal ! Cela fait si longtemps ! »

Le sourire ne quittait pas ses lèvres roses et ses yeux bleus pétillaient d'une joie non contenue.

« Il va falloir que tu me raconte comment tu as atterrit ici ! Je suis bien curieuse de savoir ce qu'il s'est passé pour que toi, Neal Fitzsimmons, tu devienne prof de botanique dans le supérieur ! »

Elle rit doucement et prit place en face de lui, sans se départir de son sourire joyeux...

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MessageSujet: Re: RP - Deirdre Sam 23 Avr - 15:56
C'est le regard froid que l'aînée de feu Théodore Westminbrook fixait l'horizon depuis la fenêtre de sa cuisine. Surplombant le village d'Avalon, elle en avait une vue parfaite. Le village portait encore les stigmates de l'attaque qu'il avait subit en décembre dernier, mais la jeune femme n'y était pas encore, échappant de quelques semaines seulement à l'horreur ambiante qui avait dû se peindre dans toutes les rues. Elle souffla distraitement sur la surface de son thé fumant, observant avec une certaine lassitude les volutes de vapeur se fondre dans l'air ambiant. Debout, appuyée sur le rebord du comptoir de sa cuisine, elle attendait. Avec patience, comme elle savait si bien le faire, dans le silence de sa nouvelle petite maison. Elle attendait l'heure décente, le bon moment pour quitter ces lieux de son pas feutré, et se rendre dans une demeure voisine, à rendez-vous donné. Mille et une questions passaient rapidement dans sa tête, les possibilités de réponses qu'elle se faisait soulevant sans arrêt de nouvelles interrogations dont elle n'avait pas les réponses. Les aurait-elle un jour ? Elle en aurait sans doute une partie en rencontrant son cousin. Pour ce qui était du reste, seul le temps pourrait lui venir en aide.

Au dehors, le brouillard qui planait au dessus de la ville commençait à se dissiper, laissant les toits à découvert, comme dépossédé de leur protection de coton. Vil espoir que celui de penser que la brume pourrait les protéger de quoi que se soit. Tout comme celui de penser que leur famille ne sera jamais exposée au plus grandes bassesses de ce monde... Les rumeurs étaient déjà là et elle n'avait pas encore le pouvoir de les faire disparaître à jamais. Bien que l'envie de lui manque pas... Le dernier exemplaire de la Gazette était ouvert derrière elle, sur le comptoir, sur les brèves matinales. Elle les avait parcouru de son œil attentif, cherchant sous la plume à lire entre les lignes, sans réel succès, elle devait bien se l'avoué. Depuis qu'elle avait quitté les murs du Ministère, bien des choses qui se déroulaient en son sein lui semblait mystérieuses. Parfois, l'idée de réintégrer le Ministère lui traversait l'esprit. Mais avait-elle ne serait-ce qu'une chance d'y trouver une place ? Elle n'en avait aucune idée. Elle avait, pour l'instant, d'autres priorités, et pas des moindres. Qui a dit que venir au secours de ses proches n'était déjà pas un métier à temps plein ? A cette pensée, un sourire furtif passa sur ses lèvres. Sa famille... Elle était soulagé et heureuse de revoir son cher cousin, mais dans un coin de son esprit, elle ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter. Sous sa plume, elle tentait de rassurer au mieux sa cadette, Hope, mais sans réponses concrètes, elle ne pouvait s'empêcher, elle aussi, de s'inquiété pour eux, les derniers descendants Westminbrook. Elle ne s'inquiétait pas de savoir si la lignée allait se poursuivre ou non. Ou si encore, la pureté du sang serait conservé. Elle ignorait depuis de nombreuses années ce genre de réflexion, n'y prêtant plus attention. Non, ce qui l'importait vraiment, c'était la sécurité de ses proches. Qu'ils restent en vie. Pas pour la famille, pas pour un nom ou une fortune, pour eux. Le simple fait d'imaginer leur nom dans une liste de disparu lui glaçait le sang.

Elle bu une gorgée de son thé pour dissiper le frisson qui l'avait envahit et soupira, évacuant ainsi une partie de la tension engendré par ses propres réflexions. La brume s'était totalement évaporée au dessus des chaumières et le soleil de mai illuminait de ses rayons chaleureux le ciel d'Avalon, faisant disparaître les ombres, cachettes préféré des monstres enfantins. Waffle apparu à la fenêtre dans un léger froissements d'ailes, un mulot dans le bec. Ses petits yeux ambres fixèrent sa propriétaire, quémandant silencieusement l'autorisation de regagner son perchoir intérieur. Deirdre la toisa un instant avant de lentement se diriger vers la fenêtre afin d'ouvrir au petit volatile. Un léger hululement plus tard, la boule de plume était perché dans un coin de la cuisine et la jeune femme refermait la fenêtre avec douceur. D'un geste du poignet, prolongé par sa baguette, sa tasse se vida dans l'évier et s'y laissa déposé. Il était temps d'y aller.

La chevelure de jais de la jeune femme rebondissait sur ses épaules à chacun de ses pas. Emmitouflée dans une fine veste en lin blanche, elle remontait la rue indiquée par son cousin dans sa dernière missive, cherchant du regard la maison qu'elle devait atteindre. Elle ne mit pas longtemps à la rejoindre et après un regard prudent autour d'elle, elle frappa doucement sur la porte d'entrée, attendant d'y être invité pour entrer. Elle ne tarda pas à se retrouver face à cousin, fixant son regard dans le sien.

« Rowan... » Un fin sourire passa sur ses lèvres. L'un de ceux qu'elle réservait à sa famille, à ceux qui comptaient. « Cela fait si longtemps... » Et ils avaient tant à faire et se dire...

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MessageSujet: Re: RP - Deirdre Ven 18 Nov - 9:41
Informations civiles
Nom : Westminbrook
Prénom(s) : Deirdre, Mary
Date de naissance : 7 Mars 1969
Age actuel : soit 28 ans en 1997
Origines : Sang-pur
Métier : Diplomate pointant à sorcière-emploi Informations Magiques
Bois de baguette : Epicéa
Coeur de baguette : Plume de Phénix
Longueur & Souplesse : 27cm, souple
Patronus : Un guépard
Animal de compagnie : Une petite chouette saw whet répondant au doux nom de Waffle (merci Morgane !! ^^)
Ancienne maison : Poufsouffle

Un regard froid et un sourire hautain. Voilà ce qui vous accueille quand votre regard se pose sur Deirdre pour la première fois. Ses origines aristocratiques transparaissent sur son visage et dans ses gestes, quoi qu'elle fasse, lui apportant cette prestance et cet aplomb indispensable dans son métier. Elle en impose, d'un simple regard, par sa présence. Un trait qui lui vient sans aucun doute de son côté paternel, qu'elle partage avec pratiquement tout ses cousins. Mais une fois que vous commencez à lui parler, elle sait se montrer plus chaleureuse et accessible. Bien qu'elle soit avare de sentiments et qu'elle a horreur des démonstrations affectives en public, elle est tout de même d'une grande patience et d'une grande tolérance. Travailler de longues heures sur un sujet épineux ? Elle ne rechignera pas devant la tâche, ce qui lui a valu de nombreux compliments tant dans son travail que dans sa vie privée. Elle sait écouter et se montrer juste face à la situation proposée. Elle n'est pas devenu diplomate pour rien !

Une fois qu'on la connaît un peu plus et un peu mieux, on découvre les différentes facettes d'elle, plus ou moins enfouie en elle, par pur mécanisme de protection. Deirdre est extrêmement déterminée ; certains pourrait dire têtue même, mais dans l'ensemble, cette détermination est toujours utilisée à bon escient. Là où les autres abandonnent, elle continue, sans jamais baisser les bras. Cela peut prendre des années ? Peu lui importe, elle n'abandonnera jamais. Un trait qui va de pair avec sa loyauté sans faille. Loyauté surtout dirigé envers sa famille, qui prend une place importante dans sa vie. La famille chez les Westminbrook est sacrée et doit être protégée coûte que coûte. Elle en a même développer un sentiment de possession excessif. Elle n'est pas du genre à se mettre en colère facilement, loin de là, mais touché à sa famille peut la faire devenir... une autre femme. Malgré tout, Deirdre est une éternelle optimiste, sa détermination légendaire aidant. Elle trouve -presque- toujours un bon côté à tout et ne se laisse pas abattre. Surtout pas en cette période sombre où l'avenir sorcier est incertain. Elle ne le doit pas. Pour sa famille, elle se doit d'être elle aussi un pilier, comme les membres les plus âgés.

En la connaissant un peu plus encore, au quotidien, on découvre d'elle une facette parfois plus inquiétante. La Deirdre extrêmement rationnelle et méthodique, ayant développé ce trait de caractère quasiment à son extrême et en en ayant fait un toc. Tout doit toujours être à sa place, très carré, très organisé. A tel point qu'elle est parfois dans le déni et ignore volontairement des faits dérangeant. Bien qu'elle soit parfaitement capable de se mettre les choses en face, quand la pilule est trop difficile à accepter ou que son petit monde pourrait s'effondrer, elle fait l'autruche. Surtout par protection et loyauté. Deirdre est une personne complexe en profondeur mais peu en connaisse les couches profondes...

Info Importantes

Deirdre éprouve une crainte maladive envers la violence et fera tout pour l'éviter. Pacifiste dans l'âme elle tentera tous les moyens en sa possession pour éviter le conflit physique que se soit envers elle ou envers d'autres. Sa croyance et ses convictions concernant la théorie de la pureté du sang, au contraire de sa famille, lui sont presque étrangère. En fait elle n'y croit plus, bien qu'elle éprouve un respect et une loyauté sans faille envers tous les membres de sa famille qui eux, prônent cet aspect là.

Goûts

La demoiselle aime le goût des choses simple comme on dit. Le bruit de la pluie sur les carreaux, les embruns océaniques, l'odeur de la terre après la pluie ou du gazon fraîchement coupé. La brume qui s'élève d'un champ au petit matin de printemps, la chute douce des flocons de neige, le silence des forêts enneigés. Il n'y a pas quelque chose qu'elle déteste au point de le haïr. Mise à part peut être cette théorie des sangs-purs qu'elle commence peu à peu à exécrer. Elle est plutôt conciliante, mange de tout, aime tout en général. Elle a seulement une préférence pour les cerises et adore la couleur rouge sombre qu'elles arborent à leur pleine maturité. Elle porte aussi une affection toute particulière à sa chouette, Waffle, qui l'accompagne toujours partout où elle va, ou presque.

Rêves et ambitions

Son rêve le plus fou ? Dans son monde parfait empli de bisounours, la guerre n'aurait même pas eu lieu et sorciers et moldus vivraient en parfaite harmonie, dans une réelle compréhension l'un de l'autre. Sa famille ne serait pas en situation de survie aussi précaire et sa mère serait encore en vie, tout comme son père... Elle n'a pas l'ambition de sauvé le monde, mais si déjà elle pouvait se rendre utile dans cette guerre, pour amener au plus vite de nouveau la paix, se serait déjà pour elle une sacrée réussite...

Histoire

La fine silhouette de la jeune femme se détachait dans l'encadrement de la fenêtre. Au dehors, de l'autre côté de la vitre, la neige avait recouvert le paysage et tombait sans interruption depuis la veille. Au chaud à l'intérieur, la demoiselle eut un frisson. Ses yeux bleus fixaient sans vraiment la voir l'immensité blanche qui s'étendait devant elle. Elle était en proie à un véritable examen de conscience. Qu'était-elle en train de faire ? Elle allait quitté sa terre d'accueil, la Norvège pour regagner sa terre natale. Mais cette fois, elle ne retrouvait pas la capitale britannique par caprice ou conviction, ou encore parce qu'elle avait décroché un poste au Ministère de la Magie. Non... Cette fois, elle y retournait pour la famille. Sa famille. Ils n'étaient plus très nombreux désormais... Il fallait qu'ils se serrent les coudes. Il fallait qu'ils se protègent... Coûte que coûte. Un soupir s'échappa de ses lèvres... Sa famille... Une pensée qui la renvoyait à sa propre histoire, aux souvenirs les plus lointain parsemant sa mémoire...

Elle ne se souvenait pas de sa petite enfance, comme beaucoup d'adultes en général. Elle savait qu'elle était née en Angleterre. Aînée de la famille, née de Judith Rosier et Théodore Westminbrook, deux sorciers de sang-pur. C'est le côté de son père qui lui a apporté le prestige et bien sûr le nom, bien qu'elle ne l'ai que très peu connu. Malheureusement, il a été tué alors qu'elle n'avait pas encore trois ans et que sa mère était enceinte de son frère, le futur petit Duncan. Elle n'a de lui plus que le nom et quelques vieilles photos... En attendant, cette perte a beaucoup affecté sa mère et toute la famille a quitté l'Angleterre suite à cette tragédie, pour aller s'installer en Norvège, juste au dessus d'Arendal. Le petit manoir qu'ils avaient investi se nichait au creux d'une forêt de sapin, un peu en dehors de la ville. C'est un peu plus tard qu'elle garda en mémoire les souvenirs de son enfance. A cette époque elle était encore malléable et influençable. Trop jeune pour se forger sa propre idée du monde qui l'entourait. Ce dont elle était consciente en tout cas, c'est que sa mère était inconsolable... Les premières années de sa vie ne furent pas vraiment compliqué pour elle. Enfant, elle n'avait pas vraiment conscience de ce qui se jouait. Elle voyait sa mère pleurer et elle voulait que cela cesse, alors elle faisait son possible, du haut de ses cinq ans, pour se rendre utile et l'aider au sein de leur nouvelle maison. Avec les années, un lien fort les uni, sa mère et elle, mais également son frère et elle. Ils étaient une famille soudée, loyale. Elle fut élevée avec ce sentiment que la famille était leur bien le plus précieux en ce bas monde et qu'il ne fallait surtout pas la renier... Et la décevoir. En grandissant, elle tint ce serment et le sentiment bien ancré en elle perdura. Pour ce qui est de la déception, ce fut une autre histoire...

Cette jeunesse fit grandir et mûrir plus vite la petite enfant brune que ce qu'il aurait sans doute fallu. Mais elle acquit un sens de l'organisation et une confiance en elle qui lui furent ensuite bénéfique. Elle devint une enfant autonome très rapidement et se forgea un petit caractère tout aussi vite. Très rationnelle, elle fit très vite la part des choses, sachant aussi très vite ce qu'elle voulait pour son avenir et ce qu'elle devait faire, mais paradoxalement, elle développa aussi quelques sentiments extrêmes. Très possessive envers sa famille, elle pouvait perdre toute rationalité si quelqu'un s'en prenait à eux. Loyale à l'extrême, toute rumeur ou même l'idée simple effleurant les esprits qu'elle pouvait trahir les siens lui était insupportable et la rendait malade. Deirdre devint une jeune fille déterminée et travailleuse, qui n'avait pas peur de l'ampleur de la tâche qui pouvait se présenter à elle. Elle faisait toujours son possible pour être un véritable soutien pour sa mère et son frère. D'un naturel optimiste, elle n'avait pas trop de difficulté dans ce domaine... D'autant plus que son passif d'ancêtres diplomates ne pouvait que lui facilité la tâche. Elle s'épanouissait dans ce monde aux saisons marquées et à la famille soudée. Avec les années, elle fit aussi connaissance avec le reste de sa famille, ou du moins ceux qui étaient encore en vie. Même si dans sa jeunesse ils étaient un peu plus nombreux, les membres de la famille Westminbrook se comptaient tout de même seulement avec les doigts des deux mains. Elle voyageait souvent, allant rendre visite à sa famille en Angleterre et ce sont ces voyages qui firent germer dans son esprit une idée nouvelle : revenir en Angleterre.

Une porte s'ouvrit, quelque part dans le grand manoir norvégien, apportant un courant d'air froid venant chatouiller la nuque de la jeune femme. Elle ferma les yeux, réprimant un frisson et exhala un soupir las. Dans son dos, des pas se précipitèrent pour fermer la fenêtre ou la porte fautive avant de s'avancer dans le grand salon derrière elle. Une voix timide mais douce, appartenant à une femme d'un autre âge, retentit derrière elle.

« Mademoiselle ? J'en ai terminé avec la maison. Tout est en ordre. Avez-vous encore besoin de moi ? »

Les yeux bleus se rouvrirent et un fin sourire passa sur les lèvres rouges de la jeune diplomate. Les bras croisés sous sa poitrine, elle resta pourtant immobile, face à la grande porte fenêtre du salon.

« Merci Miss Cuningham. Vous pouvez y aller, je saurais terminer seule. »

La vieille gouvernante s'inclina respectueusement et s'éclipsa à pas feutrés, laissant de nouveau Deirdre seule, face à ses souvenirs. Où en était-elle déjà ? Oui... La première fois qu'elle abandonna sa famille... Bien qu'avec le recul, abandonner se trouvait être un mot un peu trop fort, il n'empêche que cette dure décision la rendit malade durant des semaines. Même si c'était sa décision...

A l'approche de ses onze ans, une question se posa : quelle école intégré ? Native d'Angleterre, venant d'une famille ancestrale dont la grande majorité des membres avaient été à Poudlard, il était plutôt logique que la petite fille intègre cette prestigieuse académie. Mais sa génitrice ne le voyait pas de cet œil là... Deirdre était déterminée et elle n'en démordu pas. Heureusement, elle avait une alliée de poids en Angleterre, sa grand-mère paternelle, Sara Westminbrook. Son aide fut précieuse à la jeune fille et c'est avec une grande joie qu'elle reçu sa lettre pour Poudlard. C'est également avec entrain qu'elle prépara ses valises et qu'elle quitta le manoir matriarcal pour se rendre à Londres et parcourir le Chemin de Traverse... Mais au fil des jours, un certain malaise s'insinua en elle. Elle ne partait pas en vacances dans la famille cette fois... Non. Elle abandonnait les siens, et pire encore, elle allait à l'encontre des désirs de sa mère. Une rupture qui fut difficile à avaler, autant pour l'une que pour l'autre. Judith Rosier fit presque tout ce qui était en son pouvoir pour que sa fille aînée revienne et intègre une autre école, plus proche, comme Durmstrang. Mais c'était sans compter sur la détermination de Deirdre, qui ne changea pas d'avis, aussi difficile sa décision fut-elle. Ce sentiment s'accentua lorsque le choixpeaux magique annonça haut et fort sa maison : Poufsouffle. Là où la plupart des membres de sa famille étaient des Serpentards, elle se détachait encore une fois du moule... Mais maintenant qu'elle y repensait, elle comprenait un peu mieux les motivations de sa mère : elle avait simplement peur pour sa fille... Son avenir, mais surtout, sa vie. Heureusement, le temps eut raison de l'inquiétude de sa génitrice, mais c'est surtout la promesse que lui fit sa fille qui apaisa les esprits : elle ne mettrait pas les pieds hors de l'enceinte de l'école. Deirdre était déjà une jeune femme de parole, et jamais elle ne dérogea à celle qu'elle avait donné.

Sa scolarité à Poudlard fut assez tranquille, elle devait bien l'avouer. C'était une bonne élève, bien qu'avec ses difficultés. Les Potions par exemple n'étaient pas sa tasse de thé, tout comme le vol de balais. Elle entrait à Poudlard en étant autonome et ordonnée, sachant déjà où elle voulait aller, quelle ligne de vie elle voulait suivre... Ou presque. Quelques unes de ses convictions familiales faiblirent avec le temps. Mais là où elle en était dans la revue de ses souvenirs, ses convictions et sa vision familiale étaient toujours intactes. L'histoire du monde des sorciers était encore paisible elle aussi. Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom était encore le souvenir glorieux de la victoire d'un enfant, les moldus ignoraient l'existence des sorciers et tout se passait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Désormais, les choses étaient bien différentes...

Après Poudlard et avoir prit encore une dose supplémentaire d'assurance, la jeune femme enchaîna les stages à l'étranger, au sein de diverses instances magiques et moldus. Plus elle était au contact de ces non-sorciers, plus elle était intrigué par cette espèce d'humain capable de vivre sans magie. Elle qui avait toujours connu le monde des sorciers et dont on lui avait toujours conseiller de rester loin du reste du monde, elle découvrait autre chose. Et avec ces découvertes, elle développait aussi d'autres convictions. Des convictions qui lui étaient propres, et assez loin de celles de sa famille. Depuis son plus jeune âge, on lui avait toujours dit que le monde des sorciers était ce qu'il y avait de mieux. Que les sang-purs étaient supérieurs aux autres. Familles ancestrales, vieilles comme le monde et aussi puissantes que prestigieuses. Mais elle se rendait compte, en côtoyant une grande diversité de gens à travers le monde, que cette vision des choses devenait bien étroite. Le monde était composé de plus que cela... Il offrait plus que cela...

Après deux longues années à parfaire ses relations, sa maîtrise des langues et son expérience, elle fut embauché au Ministère de la Magie au sein du service diplomatique. Grâce à sa connaissance de la Norvège, elle fut placé sur une mission reliant les deux pays et multiplia les allers et retours entre ces deux nations et participant à l'organisation de nombreux événements magiques entre les deux pays. Il lui arrivait aussi d'être envoyé sur des missions ponctuelle au contact de moldus ou pour donner un coup de main à des collègues au sein d'autres services du Ministère. Elle se plaisait dans ce poste. Elle pouvait aller voir sa mère fréquemment et elle écrivait souvent à son frère, qui étudiait à Durmstrang. Lui pour sa part n'avait pas choisi d'aller à l'encontre de l'avis maternel. Deirdre menait une vie qui lui plaisait. Mais lors de l'été quatre-vingt seize, sa petite vie ordonnée prit un tournant inattendue...

La jeune sorcière n'aimait pas la violence. Elle l’exécrait. La craignait même. Et de plus en plus, le monde se déchaînait dans un concert de violence qu'elle détestait. Depuis quelques temps déjà, les mangemorts refaisait surfaces, mais jusque là, elle avait fermer les yeux et nier presque leur existence. Mais face aux massacres qui se multipliaient, elle ne pouvait plus faire l'autruche. La peur se lisait sur les visages et au fond des yeux de ses collègues. L'inquiétude rongeait les cœurs... Le quotidien devenait trop dangereux, surtout pour elle et ceux de son service. Au début de l'année quatre-vingt-dix sept, elle fut renvoyé en Norvège. La vie y était plus sûre et elle pourrait poursuivre certains projets là-bas. Elle ne serait pas perdue. Elle pourrait retrouver sa famille. Mais là encore, la vie lui réservait un nouveau mauvais tour...

Le deuil... Le premier qu'elle vivait dans sa vie d'adulte. Aussi âpre et dur qu'on le dit, voir même plus. La perte de son père, elle l'avait vécu à travers les yeux de sa mère. Mais cette perte là, elle ne pouvait la vivre qu'elle seule, avec son frère. Le cancer avait emporté sa mère sans qu'elle ne s'en rende compte véritablement. Mais elle n'eut pas beaucoup de répit pour s'en remettre : Duncan quitta bien vite le manoir pour entrer à Haveirson et répondre à l'appel à l'aide d'un de leur cousin, Rowan Westminbrook. Pouvait-elle ignorer cet appel à l'aide elle aussi ? Pouvait-elle laissé tomber sa famille ? Non. Elle ne le pouvait pas. Malgré ses doutes concernant les théories des puretés des familles, elle n'était pas pour autant une traître ou quelque chose dans ce goût là. Jamais elle n'abandonnerait les siens. Jamais elle ne faillirait à sa parole... Elle ne pouvait pas s'y résoudre. Elle avait donc fait ce qu'il fallait concernant le manoir et avait rangé ses affaires...

La neige se faisait plus éparse au dehors. Le vent tombait peu à peu, faisant cesser la lente valse des flocons. La danse des cristaux de glace était gracieuse, ainsi plus lente. Deirdre poussa un long soupir et se réveilla un peu, sortant de sa douce léthargie. Elle était au terme de ses souvenirs, de la chronologie de sa vie. Le monde entrait dans une guerre étrange et elle sentait que les choses ne faisaient que commencer. Mais pour elle, une nouvelle vie commençait. Elle n'avait pas peur de l'aventure, même si elle n'avait aucune idée de ce que demain serait fait. Elle n'avait pas peur de ce qu'elle ferait ou deviendrait. Elle savait qu'elle trouverait quelque chose à faire. Pour l'heure, elle devait s'occuper de sa famille, le reste viendrait ensuite. Elle jeta un œil à sa montre : il était presque l'heure de son transplanage. Elle déplia ses bras pour attraper son sac de voyage et son sac à main avant de jeté un regard circulaire à la pièce. Un adieu silencieux. Un fin sourire passa sur ses lèvres alors qu'elle expirait lentement. La seconde suivant, elle disparaissait, laissant le manoir vide et silencieux. Quelques centaines de kilomètres plus loin, elle sortait de la zone d'arrivée de transplanage d'Avalon. Une nouvelle page de sa vie venait de commencer...
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MessageSujet: Re: RP - Deirdre Ven 18 Nov - 9:53


Deirdre Mary Westminbrook


Identité


Nom complet : Deirdre, Mary, Westminbrook
Date de naissance : 7 Mars 1969
Origine : Sang-pur
Métier : Diplomate
Baguette : Epicéa, plume de phénix, 27cm, souple
Patronus : Guépard
Animal : Waffle
Ancienne maison : Poufsouffle


Fiche de duéliste

Age : 28 ans
Métier : Fonctionnaire
Alignement : Aucun

Endurance : 16 points
Seuils (deb - int - av.) : 34 - 44 - 54

Trait 1 : Protecteur (+3 bonus) | 37 - 47 - 57
Trait 2 : Pacifiste (-3 malus) | 31 - 41 - 51


Chrono du personnage

7 Mars 1969 : Naissance en Angleterre

1971 : Mort de son père, Théodore Westminbrook et fuite d'elle et sa mère en Norvège. La famille s'installe à Arendal, dans un petit manoir au coeur d'une forêt de sapin.

1980 : Entrée à Poudlard, malgré la désapprobation de sa mère. Durant son enfance, elle a fait pas mal de trajet entre Arendal et la demeure familiale, apprenant à connaître ses jeunes cousins et cousines. Durant cette première année à Poudlard, elle rencontre Neal, son tuteur, et passe du temps chez sa grand-mère durant les vacances.

1987 à 1990 : Elle parcourt le monde pour faire différents stages au sein des ministères et parfaire sa formation de diplomate.

1991 : Elle décroche un poste au sein du Ministère de la magie et travaille en partenariat avec la Norvège, développant les accords entre ces deux pays ainsi que sa connaissance du monde moldu.

1996 : Les tensions sont trop fortes, les frontières magiques sont fermées. La jeune femme perd son poste et est renvoyée en Norvège pour sa sécurité. Elle y retrouve sa mère, malade, et son frère, de retour de Durmstrang où il a fait ses études.

Début 1997 : Décès de sa mère du fait de sa maladie. Par sécurité elle fait mettre la maison sous scellé et quitte la Norvège pour s'installer à Avalon après l'enterrement. Son frère intègre Haveirson et elle décide de se rapprocher de sa famille, qui a besoin d'elle.

Mars 1997 : Elle s'installe dans un petit cottage à Avalon et cherche un emploi...


Les RPs

ΩΩΩ. “ Boîte aux lettres „

|| En cours

ΩΩΩ. “ Le retour du Bon vieux temps „ – FEAT. Neal
ΩΩΩ. “ Fais ce que tu dois, advienne que pourra „ – FEAT. Maxwell
ΩΩΩ. “ Dolce Vita Partie 2 „ – FEAT. Daphné et Rowan
ΩΩΩ. “ Hiding Secrets „ – FEAT. Fomus

|| Terminés

[url=**]ΩΩΩ.[/url] “ Titre „ – FEAT. Gen
[url=**]ΩΩΩ.[/url] “ Titre „ – FEAT. Gen
[url=**]ΩΩΩ.[/url] “ Titre „ – FEAT. Gen
[url=**]ΩΩΩ.[/url] “ Titre „ – FEAT. Gen


Isy


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MessageSujet: Re: RP - Deirdre Ven 18 Nov - 9:54
Rowan semblait réellement content et c'était une bonne chose. Il y avait peu d'occasion de l'être en ces temps troublés. Ces moments de légèreté était rares et précieux. Deirdre n'en était que trop consciente. C'est pourquoi l'effet que cette bonne nouvelle avait sur son cousin la ravissait. Un sourire espiègle accompagna les premières paroles de son cousin. Soulagée ? Oui, d'une certaine manière elle l'était. Sa situation financière n'avait jamais été alarmante. A aucun moment. Ce n'était pas cela qui l'avait motivé à chercher un poste, mais le fait de s'occuper, de se rendre utile. Depuis toujours elle avait travailler, pour un gouvernement ou pour un autre. Elle avait voyagé. Son arrivée à Avalon avait mit une pause forcée dans cet enchaînement effréné d'activités. Elle avait profité de cette pause mais désormais, elle avait hâte de revenir à la vie active. « Oui en effet. C'est un soulagement. » Elle croisa son regard, lui adressant un fin sourire confiant. Elle doutait rarement. Dans tout ce qu'elle entreprenait. Non seulement elle avait apprit, au sein de sa famille, à conserver en tout point et en tout temps une stature, un charisme qui ceignait à son rang, à son sang, mais de part son métier également. Elle devait toujours faire preuve d'une assurance sans faille, d'une fermeté incisive, tout en se montrant conciliante. Pour certains, cela pouvait passer pour de l'arrogance mais elle n'écoutait que rarement ce genre de spéculation bonne pour les masses.

Je craignais que mon procès conduise à une opprobre jetée sur toute notre lignée. La diplomate haussa un sourcil. Rowan ? Craindre quelque chose ? Il s'inquiétait pour eux. Il s'inquiétait pour tout le monde d'ailleurs. Ce n'était pas un mal... Il était même partagé avec la demoiselle. Elle ne pouvait que comprendre cette inquiétude omniprésente, cette peur viscérale pour ceux qui tiennent une place de choix dans nos cœurs. Peur qu'il leur arrive quelque chose. Peur qu'ils ne soient à jamais perdu. Une peur qui amenait souvent la jeune femme à avoir des sueurs froides. Mais elle s'appliquait toujours à refouler ses craintes. Ne pas les laisser se peindre sur son visage. Jamais. Quitte à ce qu'elle risque sa propre vie par pure audace. Elle ne s'autorisait à faire part de ses doutes qu'à un cercle très restreint et parfois même qu'en des occasions choisies. « Ne t'inquiète donc pas tant. Tu sais bien que je fais toujours fi de ce que l'on peut dire sur nous. Cela ne dois jamais nous empêcher de faire quoi que se soit... Le monde sorcier est rancunier. Il n’oublie pas. Et il a beaucoup de mal à pardonner. Mais heureusement pour nous, il est sensiblement en train de changer... » Un regard qui se voulait complice, un sourire serein. Elle n'avait pas pour habitude d'abandonner un projet à cause de rumeurs, de chuchotements d'un peuple parfois hostile. Et Rowan le savait.

La nouvelle fit son effet et elle fut ravie d'apprendre que son cousin avait entreprit une expérience similaire. Si elle avait réussi, elle ne doutait pas qu'il le pourrait également. Il avait dû prendre de lourdes décisions par le passé, qui avait eu des conséquences pour le moins... désastreuses, mais elle ne doutait pas de lui. Le dénommé Beurk ne jouissait pas d'une réputation excellente, Deirdre n'était pas sans le savoir, mais elle savait que cette place serait un véritable atout pour son cousin. Tout comme son propre poste pourrait peut-être leur servir également. Redonner au monde une bonne image de la famille pour faciliter la tâche de ceux qui œuvraient dans l'ombre ? C'était une terrible ambition, mais une idée qui naissait peu à peu dans son esprit. Je ne ferai pas l’offrande, à nos opposants, de croupir dans l’oubli. « Je n'en attends pas moins de ta part ! » Et c'est d'ailleurs bien ce qu'elle espérait en réalité. Et elle ferait tout ce qui était en son pouvoir pour l'y aider. Une promesse tacite qu'elle savait acquise par son cousin. Nos prochaines alliances vont être déterminantes, n’est-ce pas ? « Et bien plus encore ! Ou en tout cas, plus qu'on ne le pense... Il a toujours été essentiel de faire les bons choix, dans toute vie, mais dans notre famille et en ces temps, il est surtout indispensable de nouer les bonnes alliances. Une seule mésalliance pourrait nous faire tous tomber... » Choisir les bons partenaires, déceler dans leurs paroles, leurs comportements et leurs regards toute leur sincérité était ce pour quoi elle était faite. Ce pour quoi elle avait été formée. De son avis, de son analyse, de ses choix pouvait dépendre l'avenir d'une nation. En tant que diplomate, c'est un exercice auquel elle était rompue. Et son cousin suivait bel et bien le même chemin ; voilà pourquoi elle ne doutait jamais de ses choix. Mais le reste de la famille était-il aussi lucide dans ses acceptations ?

La bouilloire siffla dans son dos. Elle avait scrupuleusement versé les feuilles de thé dans leur filtre et se retourna pour attraper la bouilloire et verser l'eau sur les feuilles. Elle adorait faire cela. La vapeur d'eau qui s'échappait du bec verseur, le parfum premier qu'exhalait les feuilles tout juste imbibée. Les petites plaisirs de la vie devaient le rester. Ils étaient si précieux... Elle releva les yeux, souriante, mais ce sourire s'effaça quelque peu face à la mine peu assurée de Novenka, figée au seuil de la cuisine. Elle semblait troublée et ses paroles ne firent que confirmer cette impression première. Son regard vers la porte d'entrée, au bout du couloir, inquiéta d'autant plus la brunette. Il était hors de question qu'elle parte. C'était même une évidence pour elle. Pas dans cet état de trouble en tout cas et Deirdre s'y opposerait farouchement. « Ne t'excuse pas Novenka. Il est de toute façon impensable que tu quitte cette demeure maintenant. Surtout pas après avoir autant piqué ma curiosité ! Je pense que Rowan ne me contredira pas sur ce point... » Elle avait prit une voix ferme, ne laissant que peu de place au doute sur ses intentions mais sans pour autant que ce ne soit un ordre. D'un geste, elle invita ses convives à passer au salon, dans l'une des pièces d'en face. La servante les suivit sagement et un feu ronronnant enfla dans la cheminée sitôt que Deirdre pénétra dans les lieux. « Je vous en prie, installez vous... Et dites moi tout. » Tout sourire avait disparu, la concentration se lisait dans son regard. Ils allaient se plonger dans un sujet qui méritait toute son attention, et c'est précisément ce qu'elle leur accordait...

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RP - Deirdre

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